Les apparences
À la fin du XIXe siècle, un couple descend du train à Boston avec l’intention de visiter l’université de Harvard. Leur tenue est simple : elle porte une modeste robe de coton, lui un costume peu raffiné.
Sans rendez-vous, ils se présentent au secrétariat du président de l’université, mais sont accueillis avec méfiance. Le secrétaire, les voyant si humblement vêtus, les prend pour des paysans et estime qu’ils n’ont rien à faire à Harvard.
« Nous voudrions parler au président », dit timidement l’homme.
« Désolé, il est très occupé », répondit froidement le secrétaire.
« Nous attendrons », rétorque calmement la femme.
Espérant qu’ils se lasseraient et partiraient, le secrétaire les a ignorés pendant des heures. Mais le couple ne bouge pas. Finalement, impatiente, elle décida d’en référer au président, espérant qu’une brève rencontre les convaincrait de partir.
Mécontent, le président les reçoit d’un air sceptique.
La femme explique : « Notre fils a fréquenté Harvard pendant un an et y était très heureux, mais il est malheureusement décédé dans un accident. Nous aimerions faire quelque chose en sa mémoire.»
Le président, impassible, répond : « Nous ne pouvons pas ériger une statue pour chaque ancien étudiant décédé. Nous finirions par transformer le campus en cimetière.»
« Nous ne voulons pas de statue », répond la femme, « nous pensions faire don d’un bâtiment à Harvard ».
Le président, incrédule, regarde leurs vêtements et rit avec condescendance :
« Un bâtiment ? Savez-vous combien coûte un bâtiment ? Ici, à Harvard, nous avons dépensé plus de sept millions et demi de dollars pour nos installations ! »
La femme est restée silencieuse pendant un moment, puis elle s’est tournée vers son mari et a murmuré : « Est-ce que cela coûte si peu de construire une université ? Pourquoi ne pas fonder la nôtre ? » Le mari acquiesce.
Sans rien ajouter, le couple s’est levé et a quitté Harvard.
Ce couple s’appelait Leland et Jane Stanford, et quelques années plus tard, en Californie, ils fondèrent l’université Stanford, dédiée à la mémoire de leur fils bien-aimé.
Aujourd’hui, Stanford est l’une des universités les plus prestigieuses du monde, au même titre que Harvard.
Moralité : Juger quelqu’un sur ses apparences peut s’avérer une erreur colossale… surtout en ce temps où ombre et lumière divisent l’Humanité…
Suite à ce récit
| Ce n’est pas une histoire sur Harvard. Ni même sur Stanford. C’est une histoire sur la Vision. Pas celle des yeux, mais celle du cœur. C’est l’histoire de deux êtres que tout le monde a vus… sans jamais vraiment les regarder. Un couple habillé simplement, sans marques apparentes, sans codes de prestige ni d’apparat. Ils ont été ignorés, écartés, relégués. Jugés trop vite sur l’apparence. Pourtant, à l’intérieur de ces deux personnes humbles vivait un Amour immense pour leur fils, une intention noble et une Volonté tranquille de créer du sens à sa mémoire. Leur idée était grande. Leur rêve silencieux. Leur Flamme n’aspirait ni à la gloire ni à la reconnaissance. Ils désiraient simplement semer, transmettre, contribuer. Ce jour-là, Harvard a refusé leur présence. Ce refus, en apparence anodin, a fermé une porte, et c’est ce même refus qui a donné naissance à Stanford. Une université née de la détermination de deux cœurs, du refus de se laisser humilier, et d’une Foi sans ostentation. Cette histoire invite à revisiter notre manière de voir, de juger, de choisir. Trop souvent, nous fermons la porte à ceux qui ne portent pas les bons habits, les bons mots, les bons codes. Nous confondons la simplicité avec l’insignifiance. Nous passons à côté d’Âmes lumineuses, écartées non pas par leur manque de valeur, mais par notre propre incapacité à les percevoir. Ces Âmes ne brillent pas sous les projecteurs du monde, mais au creux du Silence… Pistes de Conscientisation Et si je cessais d’évaluer la valeur d’une personne à partir de son apparence, de son vocabulaire ou de son statut ? Et si j’apprenais à percevoir la Vibration d’un être, au-delà de ce qu’il montre ? Et si je choisissais, dans ma propre vie, de ne pas attendre l’approbation d’un système pour honorer ce qui me tient à cœur ? Et si je devenais, moi aussi, le bâtisseur d’un monde qui ne juge pas, mais qui Accueille ? Et si l’intelligence véritable ne se mesurait pas à ce que l’on possède, mais à ce que l’on transmet ? Dans un monde où tant de faussetés circulent et où les apparences prennent trop souvent le dessus sur la Vérité, il devient essentiel de cultiver le Discernement. Ouvrir les yeux du cœur, affiner son regard intérieur, ressentir au lieu de juger. Chaque jour, nous avons l’occasion de choisir une autre façon de voir, d’écouter, de reconnaître la valeur invisible mais puissante de ceux et celles qui nous entourent. C’est ainsi que l’on bâtit un Nouveau Monde, un geste, une pensée, une Présence à la fois. Bonne Réflexion et Élévation de Conscience Namasté ! Suzanne Deborah Jennings |
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